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Cerveau et apprentissages

Comprendre comment l'apprenant fonctionne permet l'ajustement des pratiques pédagogiques aux modalités du fonctionnement cognitif.

Dans cet article il est question de sommeil, de repos cérébral...

La connaissance des bénéfices du repos  pour l'optimisation de la qualité des procédures de mémorisation engage à s'interroger sur l'importance des temps de repos. Une journée d'éveil social et intellectuel nécessite d'être jalonnée de pauses calmes intra-classe, en complément ou substitution partielle des moments récréatifs extérieurs qui entrecoupent les apprentissages (De 3 à 5 par jour: 8h20, 10h, 12h, 15h, 16h30) qui défoulent et excitent davantage qu'ils n'apaisent.

Tout un aménagement temporel de la vie scolaire de l'élève à repenser.
Toute une organisation des rythmes de la vie familiale de l'enfant à réfléchir.

cerveauAPPRENTISSAGE:

Reposer son cerveau permet de mieux le solliciter

Actualité publiée par PNAS

 

On sait que le sommeil favorise la plasticité du cerveau et améliore l'apprentissage et la mémoire. Cette étude de l’Université du Texas, qui a décrypté par scanner IRMf des schémas de l'activité cérébrale suggère qu’un repos mental, permet de renforcer et consolider les souvenirs de tâches récentes d'apprentissage et va favoriser de nouveaux apprentissages. Concrètement, repenser à ce que l’on vient d’apprendre permet de mieux apprendre, selon ces conclusions présentées dans les Actes de l’Académie des Sciences américaines (PNAS).

De précédentes études ont déjà établi que reposer l'esprit, comme lorsque l’on rêve, contribue à renforcer les souvenirs et à consolider la mémoire. En cause, des zones cérébrales dites de mode par défaut, impliquées dans la schizophrénie ou l’épilepsie. Ici, les chercheurs de l'Université du Texas montrent que le repos mental contribue à stimuler les futurs apprentissages.

Alison Preston, professeur associé de psychologie et de neuroscience et son étudiant Margaret Schlichting ont invité les participants de leur étude à effectuer 2 tâches d'apprentissage au cours desquelles ils devaient mémoriser différentes séries de paires de photos associées. Entre les tâches, les participants se reposaient et pouvaient ne « penser à rien ». Le suivi par IRMf montre que ceux qui utilisent ce temps pour réfléchir à ce qu'ils viennent d’apprendre réussissent mieux à apprendre ensuite, tests à l’appui, et en particulier lorsque les données liées aux 2 tâches qui se suivent, se chevauchent. Les participants semblent « préparer » des connexions qui vont les aider à absorber de nouvelles informations plus tard, même si ces informations ne sont que lointainement liées au précédent apprentissage.

Reposer son esprit pour mieux le solliciter ensuite : Si de précédentes études ont suggéré que les souvenirs passés peuvent interférer avec les nouveaux apprentissages, cette étude montre pour la première fois que la façon dont le cerveau traite l'information pendant le repos peut améliorer l'apprentissage ensuite. Les chercheurs décrivent ce processus comme une relecture de mémoire et des souvenirs antérieurs « forts », avec un impact sur le contenu du premier apprentissage mais aussi sur le suivant. Ainsi, aucun apprentissage n’est isolé, apprendre quelque chose de nouveau rappelle à l'esprit un grand nombre de données liées à cette nouvelle information et favorise son intégration dans la base des connaissances.

Des implications pour les approches éducatives : Poser des questions pour amener les élèves à se rappeler ce qu'ils savent déjà, réactiver les connaissances pertinentes avant d’aborder un nouvel apprentissage peut ainsi contribuer à le rendre plus efficace.

Source: PNAS Oct. 20, 2014 doi: 10.1073/pnas.1404396111 Memory reactivationduringrest supports upcominglearning of related content (Visuel@JeffLuci)

Cette actualité a été publiée le 20/10/2014 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration

de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

 

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